L’idée de cet article est née de ma collaboration avec Christophe Guillaume, astrologue de Passion Astrologue. Un jour, je lui ai dit combien il me semblait important de s’accorder aux cycles de l’Univers, aux saisons, aux rythmes de la Nature, et donc, chaque mois, de se mettre au diapason de l’énergie du signe du zodiaque du mois. Il m’a confirmé que c’était en effet essentiel. Et que, bien sûr, en fonction de notre propre thème natal, nous serons plus ou moins impactés par le signe du mois.
Quoi qu’il en soit, pour chacun.e de nous, il importe de trouver les activités, les comportements et les attitudes mentales correspondant au signe du mois.
Rendez vous donc chaque mois pour une courte description du signe du zodiaque, avec des exemples concrets d’harmonisation de notre vie quotidienne avec l’astrologie. Parce que la vie, c’est du concret, et que notre évolution intérieure demande aussi de l’entraînement. .
Il est de toute manière inutile d’aller à contre courant d’une énergie dominante…. 😉 😊

Le signe du Capricorne, du 22 décembre au 20 janvier

« C’est dans ses limites qu’à l’origine le maître se reconnaît. »
Goethe

« Le vieux sage a dit : l’homme jeune marche plus vite que l’ancien… Mais l’ancien connaît la route. »
Dr. Ho

Capricorne : le rigoureux

Le Capricorne symbolise le Solstice d’hiver : la force de nuit est arrivée à son paroxysme, elle va régresser progressivement, le cycle de la vie est au repos, la nature se désagrège en humus.
La planète maîtresse de ce signe est Saturne.
Sérieux, animé d’une énergie de structuration, de rigueur, de persévérance, d’ambition, le Capricorne est le facteur de responsabilité du cycle du Zodiaque.


Le Capricorne est de nature prudent, réservé, économe et attentif ; son caractère discret lui donne une réputation d’austérité et de froideur, difficile à cerner, mais il ne faut ne pas se fier aux apparences : il est aussi capable d’originalité ! 😉

Il se définit – comme le Taureau – par une certaine lenteur. Il aime la contemplation, la réflexion, la solitude, le calme. Il est capable de se maîtriser et de faire preuve de patience, voire d’acharnement pour réaliser ses grandes ambitions de réussite. Animé d’un sens aigu du devoir, il vise le plein accomplissement social ; il aime diriger et administrer (et recevoir les rétributions qui vont avec).

Sceptique de nature, il n’en est pas moins capable d’accès à un mysticisme profond. Plus par un processus lent de réflexion et d’analyse profonde que par une révélation intuitive, il prend conscience de l’Unité absolue et l’érige en modèle de civilisation…

Le Capricorne transpose dans ses relations affectives son sens de la responsabilité, son sérieux, sa rigueur, sa réserve, sa timidité, sa sensibilité, sa pudeur
En amour, il est peu démonstratif, voire introverti. Il a tendance à réfréner ses pulsions. Très exigeant envers lui même comme envers sa partenaire, il est souvent insatisfait par les frivolités du coeur…
Il aime se faire courtiser plus que courtiser, ce qui ne l’empêche pas d’aimer la sensualité et l’érotisme. Mais il recherche avant tout l’affinité intellectuelle comme base préalable à toute relation. Comme la Vierge, il a tendance à analyser toutes ses relations avec un sens critique.

Pourtant, derrière cette retenue qui l’empêche d’exprimer des élans spontanés et passionnés, se cachent des attachements sentimentaux très solides et sincères.
Le Capricorne est par ailleurs capable de protéger sa famille tant matériellement que psychologiquement.

C’est un signe très équilibré, avec toutefois quelques excès (les défauts de ses qualités 😉 ), à savoir : son caractère hautain et sa fausse modestie, mais également sa jalousie et sa possessivité lorsqu’il aime. Attention à ne pas le décevoir car sa rancune est très tenace !

Au final, le Capricorne est quelqu’un de très fiable, avec beaucoup de qualités, même derrière ses aspects hautains, rigides et casaniers. Sa devise pourrait être « pour vivre heureux vivons cachés »…

Ses principales qualités : responsable, sérieux, prudent, concret, patient, sens de l’honneur, maîtrise de lui même, sensible, astucieux, consciencieux, mature, attaché aux traditions, exigeant, économe…

Ses principaux défauts : trop méfiant, froid, austère, morose, hautain, sceptique, introverti, matérialiste, radin, peu intuitif, peu adaptable…

Quelques conseils pour s’harmoniser avec le signe du Capricorne :

– La rigueur :

C’est une qualité essentielle pour mener une existence droite, juste et consciente, établie sur une discipline rigoureuse.
C’est le moment de se poser la question : quelle est ma discipline de vie ? comment ai je structuré ma vie ?
C’est le moment de prendre des engagements sérieux vis à vis de soi même. Par exemple : la décision de pratiquer le yoga toutes les semaines, ou de s’offrir un temps de méditation tous les matins, ou encore de réformer une habitude de notre vie qui ne nous semble pas juste, qui nous paraît malsaine. Oui, c’est le moment de vérifier si l’on mène notre existence avec justesse et droiture !

– Le travail :

L’ambition professionnelle est au coeur des préoccupations du Capricorne.
Où en suis je dans ma vie professionnelle aujourd’hui ? Quelle place occupe le travail dans mon quotidien ?
Comment réussir à équilibrer les différentes « rôles » que nous jouons dans notre vie : vie professionnelle, vie personnelle, vie conjugale, vie familiale, vie amicale, vie sociale… ?
Il est nécessaire de vérifier où nous en sommes car il y a souvent déséquilibre, par défaut ou par excès…

– La solitude :

Le Capricorne est un signe qui a besoin de se ressourcer dans la solitude, au risque parfois de s’enfermer dans sa tour d’ivoire…. Alors, en évitant de s’isoler ou de fuir, quelles richesses intérieures pouvons nous puiser dans la solitude ?
Accepter notre solitude existentielle, c’est être capable de vivre une belle relation avec soi même, saine, indépendante et joyeuse. Cette solitude est le centre à partir duquel il est possible de vivre des relations authentiques et équilibrées avec les autres.

– L’engagement :

Le plus important, c’est la fidélité de l’engagement envers soi même. Quelles sont mes valeurs ? Qu’est ce qui compte vraiment pour moi ? Et quels moyens vais je me donner pour mettre ces valeurs en pratique dans ma vie de tous les jours ?
L’engagement, c’est aussi celui que l’on tient envers l’autre/les autres, que ce soit dans notre vie de couple, ou dans notre vie sociale (amitiés, associations, relations professionnelles….).

Que propose le Hatha Yoga ?

– Au niveau éthique : les Yama et les Niyama

La rigueur, la droiture et le sens de l’engagement du Capricorne font écho aux règles éthiques du Yoga telles qu’elles sont décrites par Patanjali dans les Yoga Sutrâ : j’en parle dans mon article Les Huit branches du Yoga.

Comment appliquer ces règles de vie dans notre monde actuel ?
Et dans notre pratique du hatha yoga, comment les rendre ajustées et vivantes ?

Je reprends ici les explications apportées par Eliane Claire Thiercelin* dans son article « Candide et les Sutra ».
Un grand merci à Eliane Claire de m’avoir transmis un très beau Yoga, authentique et rigoureux, avec de magnifiques qualités de simplicité et de joie !
(*enseignante de yoga dans les Ecoles Françaises de Yoga de Bordeaux et de Paris)

Les 10 règles éthiques de l’Ashtanga Yoga de Patanjali se composent de 5 YAMA et de 5 NIYAMA :

1) Les 5 YAMA sont les disciplines éthiques externes, c’est à dire les attitudes auxquelles on renonce / refrènements :

AHIMSA : Ce terme signifie non-nuisance, non-violence, bienveillance envers soi même et envers autrui. C’est le respect de la vie sous toutes ses formes (vie humaine, vie vie du monde végétal, du monde minéral, du monde animal…).
Dans la pratique du hatha yoga, cela implique d’agir sur le corps sans violence : en connaissant la spécificité de la posture (asâna) et en la confrontant avec les capacités de notre propre corps.

SATYA : C’est la vérité, la sincérité, le fait d’être vrai (avec soi même, avec autrui), la capacité de voir la réalité sans se mentir. Ne pas (se) faire violence exige de connaître.
Dans la pratique du hatha yoga, cela veut dire se faire confiance, sans vouloir imiter un modèle extérieur. C’est arrêter de se mentir à soi même. C’est agir avec lucidité, sans effort volontariste aveugle, dans la connaissance de la vérité du corps. C’est ne pas tricher : mais reconnaître très exactement les capacités du corps et les respecter.

ASTEYA : C’est la non-appropriation, le fait de ne pas voler, l’honnêteté envers soi même et envers autrui. C’est le fait de ne pas s’approprier inutilement les objets, les idées, les pensées, les croyances…. Aussi bien les nôtres que ceux/celles des autres. C’est choisir l’être plutôt que l’avoir.

BRAMACHARYA : C’est la chasteté du corps, mais aussi celle du mental, c’est la pureté du cœur. La chasteté, en ce sens, c’est cette attitude virginale de la pensée et du comportement : une pensée et un comportement vierges de désirs possessifs et bestiaux, vierges de violences, de mensonges, de jugements, de peurs…

APARIGRAHA : C’est l’esprit de pauvreté, l’absence du sens de la possession, le détachement, aussi bien sur le plan matériel (se délester des objets inutiles, ne pas rentrer dans le jeu de la société de consommation, aller vers le minimalisme et le zéro déchet, etc.), que sur le plan du mental : regarder avec détachement nos pensées, nos croyances limitantes, nos peurs…. sans s’y attacher. Cultiver le détachement et l’équanimité de l’âme.

2) Les 5 NIYAMA sont les observances éthiques internes, c’est à dire les attitudes que l’on adopte :

SHAUCHA : C’est la propreté : bien sûr, en premier lieu, celle du corps, de nos vêtements, de notre habitat, de la salle de yoga ou du dôjo où nous pratiquons le yoga… Sur le plan du mental, la notion de propreté renvoie à la transparence du diamant : cette qualité de lucidité et de clarté de l’esprit qui arrête de se raconter des histoires… Le Yoga nous invite à aller vers cette clairvoyance.

SAMTOSHA : C’est le contentement, celui qui vient de l’égalité d’âme et mène à la sérénité. Avec tous nos sens, voir, sentir, écouter, goûter, toucher la Vie dans l’espace du corps. Le contentement est l’un des indices que l’on approche de l’attitude du lâcher prise. Laisser naître la joie d’être rendu présent à la réalité du corps, de la Vie… par la grâce de l’asâna (la posture). Oui le Yoga mène à la Joie !

TAPAS : C’est l’ardeur, la pratique ardente. La racine TAP- indique l’idée de cuisson et de feu : pratiquer le hatha yoga, c’est se « cuire » ! Cela veut dire d’abord échauffer notre corps, mais également, grâce à la flamme de notre détermination, tuer les racines de notre agitation mentale, de notre agressivité, de nos faux semblants…. C’est apprendre à se dépasser avec humilité, en dosant avec précaution l’action à entreprendre, et ceci, grâce à la respiration et au lâcher prise.

SVADHYAYA : C’est la connaissance de soi, l’étude de la tradition et des textes sacrés. En pratiquant les postures peut naître le besoin d’élargir notre compréhension et d’aller vérifier dans les textes les constatations personnelles, sans toutefois s’emprisonner dans les limites d’un intérêt purement intellectuel. Il s’agit d’intégrer la compréhension intellectuelle dans l’unité de l’action. Car l’espace de travail et d’étude, c’est le corps.

ISVARA-PRANIDHANA : C’est l’abandon à plus grand que soi/à la transcendance/au Seigneur. C’est aller au-delà du mental ordinaire : le mental non maîtrisé risque d’abuser de son pouvoir, de devenir un tyran qui contraint aveuglement. On va alors lui restituer sa véritable fonction : être l’instrument de la conquête de la Connaissance et s’harmoniser dans le fonctionnement global de l’individu. C‘est assister à la naissance d’une maîtrise dans le jeu de relation avec la Vie en soi. C‘est se relier à la source de Vie en soi, sentir que nous sommes reliés à quelque chose de plus grand, de plus vaste que soi : la Source de Vie et d’amour qui nous anime et à laquelle on rend grâce. C’est peut être cela la dévotion…

– Au niveau corporel : les postures d’étirement de l’axe vertébral et de flexion vers l’avant

Est il besoin de préciser que la rigueur et la discipline saturniennes sont absolument nécessaires pour s’initier au Yoga et pour progresser dans cette pratique ?
Les postures d’étirement et de flexion sont des postures de base du Hatha Yoga. Elles permettent de garder un corps en bonne santé et d’avoir notamment un dos souple et solide, car elles agissent sur la structure du corps et sur la colonne vertébrale, axe central du corps. L’idée d’alignement est fondamentale : aussi bien sur le pan purement physique que sur le plan éthique.
Ces postures expriment également une grande richesse symbolique.
S’étirer pour grandir, s ‘élever, aspirer à plus grand soi. Chercher à toujours s’améliorer, à se surpasser, c’est-à-dire à aller au-delà de l’ego et de ses petitesses.
Fléchir pour accepter avec humilité notre humaine condition, nos aveuglements, nos erreurs….
– Dans tous les cas, partir de notre propre centre, rester dans notre centre, situé au niveau du centre de gravité des forces physiques du corps, c’est à dire dans le bas ventre et le bassin.

C’est parce que je suis centrée que je peux m’étirer. C’est parce que je suis centrée que je peux me détendre… C’est parce que je suis centrée que je peux rester droite, sans me laisser ballotter par les événements extérieurs, ni par les autres. C’est parce que je suis centrée en moi même que je peux entrer dans une relation saine et joyeuse avec l‘environnement et avec les autres.

S’étirer dans l’axe central : sentir que l’on est un trait d’union entre la Terre (ou le sable 😉) et le Ciel. A partir de l’intégration de notre matérialité, aspirer à la spiritualité.

S’étirer… rester en contemplation dans la Nature…. se ressourcer dans la solitude.

Flexion, étirement et posture inversée… pour voir les choses autrement, ou mettre un peu de souplesse dans sa rigidité. 😉

Flexion vers l’avant et étirement de l’axe vertébral : rester dans notre centre et accepter avec humilité de fléchir devant notre nature imparfaite, devant tout ce qu’on ne sait pas, devant l’Absolu.

S’enrouler sans s’enfermer, fléchir pour reconnaître sa nature imparfaite, s’écouter pour s’améliorer.

Comme une prosternation debout : fléchir pour cesser de résister… et en même temps, laisser s’étirer toute la face arrière du corps, s’ouvrant alors vers l’immensité des possibles.

– Au niveau mental : la respiration, la détente et le lâcher prise :

Pour contrer la tendance saturnienne au contrôle et à la rigidité, les exercices de détente et de relaxation sont tout indiqués, en particulier le Yoga Nidra.

Concernant la respiration, on évitera de pratiquer des exercices de contrôle du souffle trop rigoureux (Pranayâma). Il s’agit bien plutôt de faire l’expérience d’une respiration libre, naturelle, spontanée.
Certaines personnes ont beaucoup de mal à « lâcher prise », c’est à dire à lâcher le contrôle du mental… On peut modifier cet état de fait en apprenant à se laisser respirer, en prenant conscience simplement du ressenti respiratoire : en laissant s’étirer, s’affiner, s’allonger, se lisser le souffle… Et – comme par miracle – on constate au bout de quelques instants que le souffle, de lui même, s’harmonise, se régularise, se réajuste, s’approfondit, s‘apaise…. Surgissent alors la détente, le calme, parfois la béatitude… Accepter le non faire – difficile pour un signe très volontaire et rigoureux 😉 – est la clef du bien être et peut être celle du bonheur ?…

Commençons….
Allonge toi confortablement sur le sol, écarte assez largement tes jambes et relâche tes pieds, écarte légèrement les bras du buste et tourne les paumes de tes mains vers le Ciel, puis ferme les paupières et… tout simplement observe, écoute, ressens le mouvement de ta respiration, suis l’air qui entre et sort à travers tes narines à chaque Inspir, à chaque Expir, comme le mouvement de flux et de reflux de la vague qui avance et recule sur le sable….. Laisse toi respirer : il n’y a rien à faire. RIEN A FAIRE. Apprécie. Laisse toi vivre. Et dans le silence de ton calme intérieur, réjouis toi. ❤️🙏

Bibliographie :

Revue Française de Yoga n° 12 : L’Etirement postural

Pour en savoir plus sur le signe du Capricorne :
le signe du Capricorne : le rigoureux
Soleil en transit en Capricorne


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