Qui est le dieu hindou de la guerre Subrâmanya ?

 

Dans la spiritualité hindoue, Skanda (du sanskrit « skand » signifiant « émettre ») ou Subrâmanya, est le dieu de l’armée divine.
Il est présenté, selon une des légendes, comme le fils de Shiva et de Parvati.
Éternel adolescent, il est surtout populaire en Inde du sud, où il est connu sous le nom tamoul de Murugan (signifiant « le garçon ») ou encore de Subrâmanya.

 

La naissance de Subramanya :

Sa naissance est le fruit d’un vœu. Alors que le monde était en proie aux démons, les dieux, débordés, demandèrent à Shiva d’avoir un fils pour diriger l’armée divine, car seul un fils de Shiva pouvait venir à bout du mal.
Il aurait été conçu lors du retour de Parvatîi auprès de Shiva, après une longue ascèse.

Mais Subraâmanya est souvent considéré, dans les textes, comme le fils du seul Shiva, contrairement à Ganesh, son frère ou demi-frère, qui est le fils uniquement de Parvati. En effet, la puissance de Shiva et de Parvati est telle qu’elle fait redouter celle que pourrait avoir leur progéniture ; aussi pareille conception est-elle le plus souvent évitée.
À la suite de cette requête des dieux en vue de libérer le monde des démons, Shiva aurait laissé échapper sa semence, qui fut ensuite récoltée par Agni, le dieu du feu. Cette semence était cependant si brûlante que le feu lui-même ne pouvait la contenir, et il la versa dans le Gange (« Gangâ », la rivière céleste), qui n’était alors pas encore incarné sur Terre.
De ce fait, Agni et Ganga sont parfois considérés comme les parents de Subrâmanya.
Gangâ n’étant pas très maternelle, Subrâmanya passe pour avoir eu de nombreuses nourrices, parfois les sept Matrika, parfois les sept Krittika, personnifications de la constellation de la Pléiade à qui il doit son nom de Subrâmanya.
Le nombre important de ses nourrices lui vaut parfois d’être représenté avec six têtes pour téter chacune d’elles.
En outre, Subrâmanya naît systématiquement de façon extra-utérine, que ce soit au sein de Gangâ ou aux sommets de six ou sept montagnes différentes.

Dans cette naissance, il y a des éléments récurrents : la multiplicité des mères, parfaitement supplétives, ainsi que, — certes dans une moindre mesure, — des pères ; la fécondation extra-utérine ; et une force démesurée, si gigantesque qu’une fois incarnée, elle prend les formes les plus extrêmes (six têtes, douze bras, etc.).

La symbolique du mythe de Subrâmanya :

À la suite de sa naissance, Subrâmanya sera nommé général de l’armée des dieux et écrasera les démons menés par Surapadman.

Sa force excessive a avant tout été fécondée pour stabiliser le monde.
Skanda-Subramanya est la « descendance du feu », et ce feu est selon le mythe à l’origine de l’or.

Subrâmanya est parfois identifié à Rudra : il est alors considéré comme une forme de l’énergie solaire.

Les femmes sont exclues de son culte à cause de son abstinence rigoureuse.
Skanda-Subrâmanya est du reste l’un des anachorètes les plus radicaux parmi les différentes déités hindoues.
S’il a une femme en la personne de Devasena, c’est uniquement parce qu’Agni avait promis à cette dernière un époux fort pour la protéger.

Subrâmanya apparaît beaucoup plus souvent dans sa naissance que dans ses gestes. On pourrait presque écrire que la geste de Skanda-Subramanya est une obstétrique, et rien d’autre que cela.
Fort heureusement, le jeune dieu est parfois chanté pour ses victoires couplées à sa frugalité.Skanda-Subramanya représente ainsi, systématiquement, l’irruption du sacré dans la réalité.
Par ailleurs, le mythe consiste, bien souvent, à intégrer dans la réalité une force sacrée pour expliquer certains phénomènes : dans cette perspective, Skanda-Subramanya peut être vu comme un paradigme extravagant du mythe.

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/K%C3%A2rttikeya)

 

 

 

 

 

 


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