Le mot musique, issu du grec ancien, vient du mot Muse : dans la mythologie grecque, les neuf Muses, filles de Zeus, sont des femmes qui inspirent par leurs talents artistiques, les artistes, les poètes…
Il est question d’émotion, de mystère, d’inspiration, dans la musique. La vibration sonore est le langage d’élection de l’émotion.
Nous sommes ici dans le monde de l’invisible : ce qui ne se voit pas, ne se touche pas, mais que l’on ressent dans nos fibres et notre coeur, et qui nous touche au plus profond de nous même, en même temps qu’il nous connecte au Grand Tout, à l’Absolu, à ce qui nous dépasse.
C’est – d’après le langage de l’astrologie – l’énergie véhiculée par Neptune.

Comment a été inventée la notation musicale?

L’invention de la notation musicale est liée à la liturgie chrétienne, mais aussi à une symbolique et à un ésotérisme qui renvoient… au cosmos et à l’astrologie.
Chaque note dégage une énergie, une qualité, une harmonie et une « poésie » particulières.
A la question que je me suis posée : quel est le lien qui existe entre la note de musique et la signification symbolique de son nom ? – l’ésotérisme chrétien m’a apporté une réponse.

 

 

Au XIe siècle, le moine Guido d’Arezzo a l’idée, pour nommer les notes de la gamme, d’utiliser des syllabes d’un hymne liturgique fameux. Il s’agit de lHymne des premières et secondes vêpres de la fête de la naissance de saint Jean-Baptiste (24 juin), texte latin du poète Paul Diacre.

Guido d’Arezzo a utilisé la première syllabe de chacun des six premiers hémistiches de l’hymne (ut – re – mi – fa – sol – la) pour son système de solmisation.
Ce système ne fait pas correspondre exactement un nom à une note, mais donne une position dans l’hexacorde*.

Ut queant laxis
resonare fibris
Mira gestorum
famuli tuorum,
Solve polluti
labii reatum,
Sancte Iohannes.

 

Que l’on pourrait traduire par :

 

« Afin que tes fidèles
puissent chanter
les merveilles de tes gestes
d’une voix détendue,
nettoie la faute
de leur lèvre souillée,
ô Saint Jean. »

Les six premiers vers commencent par des sons qui forment une gamme montante, sur les syllabes ut, re, mi, fa, sol, la.
La note si, dont le nom est composé avec les deux initiales du dernier vers de l’hymne, Sancte Iohannes, a été ajoutée à la fin du XVIe siècle.
L’ut a été transformé au XVIIe siècle en do, plus facile à énoncer en solfiant.
Le do est la seule note de musique à avoir changé de nom. Le nom ut est cependant conservé dans les termes techniques ou théoriques. Ainsi, on parle par exemple de trompette en ut, de clé d’ut, de contre-ut pour le chant ou de concerto en ut mineur.

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_notation_musicale).

Comment l’ésotérisme chrétien décrypte le sens caché des notes de musique ?

Ces questions m’intéressent depuis longtemps, et, un jour, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un qui m’a fait part de ses connaissances sur l’ésotérisme chrétien : c’est ainsi qu’il m’a aidée à décrypter le sens caché de cet hymne, dévoilant la dimension subtile de chaque note.
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir les liens qui existent entre les notes et les astres/planètes !
Cela fait sens : sur le plan symbolique, cosmique et vibratoire, l’astrologie et la musique sont deux voies qui mènent à une connaissance subtile des choses, de l’Univers et donc de soi.

UT : « Ut » signifie « pour que », c’est le PUR désir qui advient, l’élan premier, la quête, la puissance du désir qui s’exprime sans se perdre.

RE : « Regina astris », c’est la « reine des astres » : la Lune, qui met en vibration le pouvoir démultiplicateur de la dissonance, crée la première séparation dans l’expression du désir, créant ainsi le premier espace. Et fait alors apparaître l’autre et le Grand Autre.

MI : « Mixtus Orbis », le « monde du milieu », entre UT et SOL, c’est à dire entre Do (= Dominus), le Seigneur, et Sol, le Soleil. MI porte sur la terre la puissance et la gloire de Dieu.

FA : « Famula astris », c’est la « servante des astres », c’est à dire Vénus, l’étoile vespérale, la première levée, qui préfigure et oriente tous les mouvements qui auront lieu dans la nuit, entre le Ciel et les êtres humains qui voient depuis la Terre.

SOL : « Solve polluti », c’est le « Soleil qui dissout les pollutions » : entre autres celles qui correspondent au passage du FA au SOL. Il s’agit du « nettoyage », c’est à dire du « travail » spirituel nécessaire pour recevoir la vibration de l’ensemble du Cosmos.

LA : la « LActa via », c’est la « voie lactée » qui correspond à la spirale des astres, c’est le niveau vibrant sur fond de Ciel.

SI : les espaces SIdéraux de Saint Jean : Sanctes Ioannes.

DO : c’est « Domine », car tout cela est offert en retour au Seigneur d’En Haut, créateur de l’Univers.

 

 

*Petit lexique musical :
hexacorde : groupe diatonique de 6 notes consécutives qui est à la base de la théorie musicale, du XIe au XVIIe siècles.
solmisation : étude du chant par la méthode de l’hexacorde et des nuances tel qu’il a été enseigné par Guido d’Arezzo au XIe siècle. Dans la culture anglo-saxonne, solfège et solmisation sont synonymes.
gamme diatonique : suite de sept sons qui procède par mouvement conjoint, et ne possède que deux demi-tons (3e-4e degrés ; 7e-8e degrés).

 

Pour en savoir plus :

– sur la planète Neptune
– sur l’histoire de la notation musicale

 


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